La consultation parallélisée
De quoi s'agit-il ?
La consultation parallélisée est un processus qui permet de recueillir simultanément les avis de plusieurs parties prenantes sur un même projet. Elle permet d'intégrer les contributions du public, des autorités, des experts et des acteurs concernés, tout en accélérant le processus de consultation.
Un cadre réglementaire clair
La procédure de consultation parallélisée a été introduite par la loi n°2023-973 du 23 octobre 2023 relative à l'industrie verte. Elle a été précisée par l'instruction du 28 octobre 2024 relative à la procédure d'autorisation environnementale.
Les objectifs de la consultation parallélisée
- Simplifier et accélérer la procédure d'autorisation environnementale, tout en renforçant la participation du public.
- Réorganiser la séquence d'instruction des dossiers en permettant l'examen simultané de plusieurs étapes (instruction du dossier, consultation des collectivités territoriales, des entités soumises à avis réglementaire et du public).
- Réduire les redondances administratives et améliorer l'efficacité du processus.
- Garantir la transparence et assurer la prise en compte effective des retours dans les décisions finales.
Je contribue
- Je peux le faire anonymement.
- Je peux demander à être notifié(e) des nouveaux éléments de la consultation.
Documents à consulter
Retrouvez ici l'ensemble des documents mis à disposition dans le cadre de la consultation parallélisée.
Compte Rendu de la Réunion Publique de Clôture
Présentation du commissaire enquêteur (Diaporama)
Les contributions du public
22 contributions
ContribuerJean-Michel Cunin
Je suis contre ce projet, une aberration tant écologique que financière, destructeur de notre paysage rural, énergie intermittente qui ne satisfait que l’idéologie des prétendus écologistes et qui aggrave encore notre déficit colossal.
Contribution anonyme
NON à ce projet.
Notre paysage est déjà encombré par toutes ces éoliennes, il y en a deja partout.
Les terrains appartiennent aux 2 agriculteurs qui font partie du conseil municipal => PRISE ILLEGALE D 'INTERET !!!
Philippe Ronce
Je trouve ce projet très intéressant étant donnée la situation actuelle et surtout future de la demande en électricité.
Il faut essayer au maximum d'être indépendant sur la ressource énergétique.
Cédric Mailly
Bonjour,
Je suis pour le parc éolien "Les moulins de Méry"
Cédric Mailly
Bonjour,
Je suis pour le parc éolien "Les moulins de Méry"
Contribution anonyme
Le projet peut permettre à la commune ensuite certaines évolutions…
Contribution anonyme
bonjour ,pourquoi pas des éoliennes sur mery ,notre territoire est entourés et pas plus de nuisances que cela et je vois aussi un atout financier pour notre commune
Bruno BUNIVA
Les Hauts de France ont déjà beaucoup trop d'éoliennes, n'import où que l'on regarde il y en a, il faut arrêter cette folie qui dégrade notre cadre de vie et impacte directement notre quotidien, prix des maisons, nuisances visuelles, sonores, etc. Nous somme à saturation, plus aucun projet éolien ne doit voir le jour ici!
Contribution anonyme
NON, trois fois NON, à ce projet inutile et destructeur de l'environnement. En 2008, pour les projets de la région, il avait été défini que ce secteur n'avait pas d'intérêt pour de l'éolien, il était classé "vide éolien", alors, peut être par respect de la proximité de l'abbatiale de Saint Martin au Bois tout proche. Dix huit ans plus tard, on ne fait plus de sentiment pour nos paysages garnis d'un patrimoine remarquable que beaucoup d'étrangers nous envient ? C'est quoi la motivation des décideurs, passer en force, profiter de la naïveté de la population locale, du conditionnement dont on l'entretien à croire que sans éoliennes la France va manquer de courant, ne pourra plus charger ses téléphones ni ses voitures électriques?
Il faut rester sérieux, l'éolien est une peste pour EDF, qui subit l'obligation qu'on lui impose d'acheter les Kw de l'éolien plus de deux fois plus cher qu'elle même vend les siens, ce qui a pour résultante que plus il y a d'éoliennes, plus le prix du Kw/h augmente pour les consommateurs. Un non sens subit en silence par le peuple de France.
En 1989, j'étais à Chinon en sous-traitance d'études pour EDF. A l'occasion d'une réunion info du personnel, le directeur de la centrale de l'époque avait dit : " Nous avons trop de moyens de production", ce qui faisait craindre des licenciements éventuels. A cette date, certains réacteurs n'étaient pas encore raccordés, Penly était en construction par ex.
Même après la fermeture de Fessenheim, le nucléaire Français est toujours capable de fournir les besoins en totalité aujourd'hui. La preuve, quand il n'y a pas de vent et que c'est la nuit, le métro, les TGV, les usines fortes consommatrices comme celle de Dunkerque qui produit de l'acier par électrolyse, tournent sans coupures.
Autre sujet inquiétant, combien de milliers de chauve souris vont succomber attirées pas le vrombissement des pâles si un tel projet se réalise? On en voit de moins en moins venir à la nuit tombée se gaver de moustiques autour des fenêtres, la biodiversité est menacée, dans l'indifférence ?
Donc NON au mitage de ces constructions, NON à l'impact paysager destructeur qui en découle, et NON à l'atteinte indéniable et ravageuse de la biodiversité.
La situation a évolué en France depuis 1989. En pratiquement 40 ans, la France a décidé d’électrifier ses usages, le pays s’est numérisé et a développé de nouvelles technologies.
Ainsi, la consommation électrique française est passée de 384,5 TWh en 1989 à 451 TWh en 2025 et devrait encore croître les prochaines années. Je vous invite à prendre connaissance des rapports de RTE (Futurs énergétiques 2050 ou le dernier Bilan prévisionnel 2025-2035).
Le développement éolien a longtemps été impossible sur le secteur en raison d’une contrainte aéronautique (VOR de Creil), levée depuis quelques années.
La démarche de concertation mise en place témoigne que le projet ne cherche pas à « passer en force ».
Enfin, l’étude écologique très complète réalisée pour ce dossier cherche à identifier les éventuels impacts sur la biodiversité et notamment sur les chauves-souris afin de les éviter ou les réduire (réduction du nombre d’éoliennes, évitement des zones à enjeux, mise en place de bridage aux périodes sensibles etc.). La diminution du nombre de chauves-souris est effectivement inquiétante, et principalement due à la destruction de leurs habitats (arbres, combles des bâtiments) et aux pesticides qui raréfient leur source d’alimentation.
Arnold Wargnier
Le conseil municipal de LE PLOYRON a délibéré le 21/5/2026 contre ce projet
Jean-marie Morant
Madame, Monsieur,
Par ce courrier je vous fais part de mon inquiétude sur les éoliennes que vous appelez énergie verte ou énergie propre qui ne sont pas totalement verte et pas totalement propre.
Ça va être catastrophique pour la vie dans nos campagnes, bruit, destruction des paysages, encerclement des villages, augmentation des factures, juste pour un marché financier mais pas pour une écologie verte. ( Taxe TICFE)
Avez-vous pensés aux nuisances visuel des habitants, la nuit les éoliennes ressemblent à des sapins de Noël.
Avez-vous pensés à la perturbations des animaux, les oiseaux avec les pales, les animaux qui vivent sous terre face aux tonnes de bétons.
La dévalorisation des maisons quand on a travaillé toute sa vie pour avoir un bien à ce sujet est-ce ENERTRAG qui prend en charge la dévalorisation de l’immobilier ?
Le rendement d’une éolienne est d’environ 25%, j’ai travaillé dans l’industrie pendant 46 ans j’ai toujours appris que le but d’un rendement était d’être le plus prêt de 100%.
Concernant les 9 éoliennes de Bailleul le Soc j’ai constaté sur 3 jours.
1er jour aucune ne fonctionnait.
2ème jour 1 sur 9 en service.
3ème jour 3 sur 9 en service.
Lors d'une sortie de vélo passant par Méry-la-Bataille, Rollot, Boulogne-la-Grasse, Lignières, Tricot etc.... Je suis passé devant une centaine d'éoliennes et ce jour-là aucunes ne tournaient.
Sachant que lorsque les éoliennes ne tournent pas on paye quand même.
Alors pourquoi en rajouter ?
Il faut respecter l'avis des habitants et des municipalités.
Les éoliennes ne sont que de la poudre aux yeux et une course à l’argent.
La France pollue dans d’autres pays pour construire des éoliennes soi-disant écologique.
Je pourrais écrire un livre je vais finir avec cette phrase.
NON AU PROJET EOLIEN.
Relativement aux « sapins de Noël », je vous confirme que les éoliennes seront équipées d’un balisage lumineux car l’armée et l’aviation civile imposent ce balisage pour la sécurité des aéronefs. Néanmoins Enertrag a mis au point un système - Dark Sky - permettant d’allumer ce balisage qu’à l’approche d’un aéronef, garantissant au moins 95% d’extinction. Ce système est déjà opérationnel à l’étranger, et nous sommes depuis plusieurs années en attente d’une approbation de l’Armée pour l’activer en France.
Relativement aux animaux, la faune terrestre vit très bien avec les éoliennes en phase exploitation. Concernant les oiseaux, cela a été étudié dans l’étude d’impact environnemental.
Concernant la dévalorisation de l’immobilier, je vous invite à prendre connaissance du rapport de l’Ademe https://librairie.ademe.fr/societe-et-politiques-publiques/5610-eoliennes-et-immobilier.html
L’agence conclut après plusieurs années d’études à un impact quasi-nul de l’éolien sur l’immobilier, avec un impact équivalent à une ligne électrique uniquement pour les habitations les plus proches, ou sur les biens d’exception de plusieurs millions d’euros.
Concernant le facteur de charge des éoliennes, il est aujourd’hui de l’ordre de 30% grâce aux améliorations technologiques.
Vous indiquez payer même quand les éoliennes ne tournent pas. La rémunération des parcs éoliens est basée exclusivement sur la vente d’électricité, un parc à l’arrêt ne gagne donc pas d’argent. L’éolien bénéficie seulement d’un tarif garanti pendant 20 ans par l’Etat. Si le prix de vente de l’électricité est inférieur au tarif, l’Etat nous verse la différence. Sinon la différence est perçue par l’Etat. C’est ainsi que, lors de la crise de l’électricité suivant le début de la guerre en Ukraine, la filière éolienne a entièrement remboursé les sommes perçues, et a financé la moitié du bouclier tarifaire. A cela s’ajoutent les emplois créés et la fiscalité versée aux collectivités locales. L’éolien contribue donc positivement aux finances des contribuables.
Je suis d’accord qu’il faut respecter l’avis des habitants et municipalités. Ici, la mairie d’accueil du projet a délibéré favorablement à plusieurs reprises et la population s’est inscrite dans une grande démarche de concertation depuis 2022. Vous constaterez d’ailleurs l’absence d’opposition dans les comptes-rendus des 2 réunions publiques qui se sont tenues pour le projet, avec au contraire des participants habitant la commune soutenant le projet.
ARTHUR LEPEU
Bonjour, Merci de prendre en compte mon Avis defavorable
Paysage et Patrimoine : Un impact fort non maîtriséProximité d'un site historique majeur : Le parc s'implante à seulement 3 km de l'Abbaye de Saint-Martin-aux-Bois (un monument historique classé de style gothique).Lla prise en compte de cet édifice insuffisante et redoute une concurrence visuelle directe. Saturation des horizons : Le secteur est déjà très marqué par l'éolien (210 machines construites dans l'aire éloignée). Le projet va saturer le paysage de communes jusqu'ici préservées (Tricot, Méry-la-Bataille) et diviser par deux leur espace de respiration visuelle. Dossier d'évaluation biaisé : Le carnet de photomontages manque de contraste (les éoliennes y sont invisibles) et a évité les points de vue stratégiques. De plus, plusieurs communes situées à moins de 5 km ont été arbitrairement exclues de l'étude de saturation et meme sur les fermes cirsterciteinne Eraine, Warnavillers, Ereuse, meme pas evoquer dans l'etude. C'est Intolérable !!. 2. Biodiversité : Des risques sous-évalués et des inventaires lacunairesChauves-souris (Chiroptères) : Le site abrite plusieurs espèces protégées sensibles à l'éolien (Noctules, Pipistrelles). L'étude présente un biais majeur : le matériel de détection en altitude a subi de graves pannes, entraînant la perte des données de mars à mai (période cruciale de migration). De plus, la garde au sol prévue (36,5 m) est jugée dangereuse par rapport au grand diamètre du rotor (163 m) ; la MRAe exige un minimum de 50 m. Oiseaux (Avifaune) : L'impact brut est sous-évalué, notamment pour le Faucon crécerelle, le Faucon pèlerin et les busards. Les sessions d'inventaire sur le terrain étaient trop courtes et ont totalement fait l'impasse sur la période de nidification des rapaces (juin à août). La présence de couloirs migratoires locaux a été ignorée dans l'analyse des continuités écologiques. 3. Sante, Acoustique et ClimatNuisances sonores : Les modélisations acoustiques annoncent des dépassements des seuils réglementaires la nuit sur Méry-la-Bataille, Ménévillers et Belloy, ce qui nécessitera un plan de bridage des machines. L'évaluation a de plus omis de mesurer le bruit au niveau de l'habitation la plus proche (756 m). Empreinte Carbone : L'étude d'impact omet de présenter un bilan carbone complet sur l'ensemble du cycle de vie du projet (fabrication, construction, démantèlement). 4. Mesures environnementales contestéesLa MRAe critique la faiblesse des mesures présentées. Elle s'oppose formellement à la proposition de déplacer les nids d'oiseaux en cas de travaux (risque d'abandon) et note l'absence de réelles mesures de compensation pour atteindre l'objectif de "zéro perte nette de biodiversité".
Conclusion : Au vu des impacts forts du projet et de la sensibilité du site (notamment la proximité avec l'abbaye), la pertinence même du choix de ce site d'implantation doit être questionnée. Avis defavorable et meme intolerable
L’Abbaye de St-Martin-aux-Bois a bien été pris en compte dans l’étude paysagère du projet éolien des Moulins de Méry. Dans l’état initial, ce SPR (Site Patrimonial Remarquable) est correctement décrit. Il est précisé que depuis le bourg de St-Martin, les visibilités en direction du projet sont altérées par les divers édifices bâtis de la commune. Les principales visibilités se feraient sur les chemins d’accès.
Pour analyser cette sensibilité potentielle, plusieurs prises de vue sont présentées dans le carnet de photomontages (pages 256 à 267 de l’étude paysagère). Si le projet est visible depuis les routes d’accès, il n’y a pas d’effet de prégnance excessive ni même de superposition avec l’église abbatiale qui reste l’élément prédominant de ce paysage. Par ailleurs, le contexte éolien est déjà présent avec plusieurs parcs construits déjà visibles.
De plus, le photomontage n°15 laisse entrevoir un paysage déjà artificialisé par des éléments verticaux que sont les poteaux des lignes à haute-tension. Le projet viendra s’implanter derrière des lignes électriques ce qui diminuera le niveau d’impact du projet.
Pour analyser l’impact potentiel depuis les abords de l’abbaye, 3 photomontages supplémentaires ont été réalisés (ces photomontages seront présentés dans la réponse à l’avis de la MRAE).
L’impact y est faible avec seulement la partie haute de 2 éoliennes visibles sans effet de prégnance. Le reste du parc étant masqué par les murs d’enceinte de l’abbaye.
Par ailleurs, la visibilité des éoliennes sera quasi-nulle lorsqu’on avancera vers l’entrée du cimetière (seulement des fragments d’éoliennes) et totalement masquées vers l’entrée de l’église abbatiale.
A noter également que des mesures d’accompagnement ont été proposées pour améliorer la mise en valeur et l’attractivité touristique de ce site.
Relativement à la saturation que vous mentionnez, il faut préciser en préambule que la majorité du contexte éolien, notamment construit, se trouve dans des secteurs bien restreint de l’aire d’étude, à savoir autour de Roye, autour de Montdidier ou de Saint-Just-en-Chaussée. Donc souvent à plus de 10 km des éoliennes des Moulins de Méry. Cela atténue forcément les risques d’effets cumulés entre le projet et le contexte éolien existant.
L’étude paysagère présente une étude de saturation qui s’est portée sur l’analyse de 10 communes soigneusement choisies selon les critères suivants : les zones d’influence visuelle, le relief, l’angle de vue et le contexte éolien global.
Cette étude reprend la méthodologie de la DREAL Hauts-de-France. Bien que très détaillée, celle-ci reste une analyse théorique qui part d’un principe d’une vue dégagée sur 360° ce qui n’est évidemment jamais le cas dans la réalité. En effet, le relief, les filtres bâtis et végétal peuvent masquer la visibilité du contexte éolien.
Cette étude de saturation doit donc être lue en complément du carnet de photomontages pour pouvoir analyser réellement le niveau de saturation et l’impact potentiel du projet vis-à-vis du contexte éolien existant.
Dans les faits, les photomontages montrent une visibilité partielle et/ou sans prégnance du contexte éolien. Les effets cumulés sont donc généralement faibles et permettent d’affirmer qu’il n’y a pas d’effet de saturation excessive pour les bourgs à proximité du projet.
Les photomontages 360° qui seront présentés dans la réponse à l’avis de la MRAE confirment ce propos. Le contexte éolien, bien que parfois visible, n’occupe pas une part majoritaire sur l’horizon et préserve des angles de respiration suffisant.
Concernant le carnet de photomontages, l’étude paysagère présente un carnet de photomontages permettant d’analyser les différentes sensibilités paysagères identifiées lors de l’état initial. Les photomontages n’ont pas vocation à analyser l’impact paysager depuis chaque habitation ou chaque monument historique. 35 points de vue ont été sélectionnés pour analyser prioritairement les enjeux patrimoniaux les plus important du territoire : les lieux de vie les plus proches (Méry-la-Bataille, Montgérain, Ménévillers…) ainsi que les monuments historiques les plus proches et les plus sensibles (belvédère des Beaux-Monts, sucrerie d’Estrée-st-Denis, Abbaye de St-Martin-aux-Bois…)
Les fermes d’Ereuse, d’Eraine et de St-Julien le Pauvre, à Bailleur-le-soc sont toutes situées à plus de 10km du projet éolien. Bien que potentiellement visibles, les éoliennes seront nécessairement peu présente dans l’horizon avec une prégnance visuelle très limitée, comme le démontre le photomontage n°2, à proximité de la ferme de St-Julien-le-Pauvre.
Au sujet du contraste des éoliennes sur les photomontages, celui-ci a été adapté pour obtenir un résultat réaliste en fonction des conditions atmosphériques rencontrées lors des prises de vue. Celles-ci ont été réalisées en hiver, afin de présenter des vues en saison non-végétative (pour s’affranchir de certains masques végétaux et avoir un impact maximal) Le soleil étant moins fort en hiver, la couleur des éoliennes a légèrement été adaptée pour avoir un rendu plus réaliste.
Par ailleurs, une vue en esquisse est systématiquement proposée pour montrer les éoliennes en couleur sur le panorama en noir et blanc. Cela permet d’avoir une autre vision du contexte éolien et permet de mieux distinguer les éoliennes sur un horizon parfois blanchâtre, à cause des conditions de visibilité hivernale.
Relativement à la biodiversité et aux mesures environnementales, dans le cadre de l’étude d’impact sur l’environnement, l’ensemble des taxons présents sur la zone d’étude ont été inventoriés et suivis conformément au guide régional Hauts-de-France – Prise en compte des enjeux chiroptèrologiques et avifaunistiques dans les projets éoliens.
Concernant les chauves-souris, sur la partie nord de la Zone d’Implantation Potentielle (ZIP) un système LORAAD a été mis en place afin de mesurer l’activité en continu au sol et en hauteur et pour la partie sud de la ZIP, un mât de mesures a été installé avec un microphone à 30m et le second à 80m. Malgré la défaillance des microphones sur le mât de mesures en début de saison, les microphones sur le LORAAD affichent des taux de disponibilités satisfaisant permettant de compenser les pannes (page 84 des annexes de l’étude d’impact sur le milieu naturel). Des espèces de haut-vol comme les Pipistrelles et les Noctules ont été contacté notamment en altitude et ont prises en compte comme l’ensemble des espèces de chauves-souris dans l’évaluation des enjeux du projet pour ce taxon. Le respect d’une garde au sol minimale de 50m est avant tout une recommandation de la SFEPM. Nous avons effectué un suivi en continu à une hauteur de 30m et cette activité a été prise en compte dans les enjeux ainsi que dans les mesures de réduction appliquée. Le bridage en gaveur de chiroptères protège ainsi 90% de l’activité sur le cycle complet des chauves-souris. Ainsi aucun impact résiduel n’est attendu en phase de travaux ou d’exploitation pour l’ensemble des espèces de chauve-souris fréquentant le site (pages 162-163 des annexes de l’étude d’impact sur le milieu naturel).
Concernant les oiseaux, de la même manière que les chiroptères l’étude et la méthodologie d’inventaire et d’évaluation des enjeux se base sur le guide régional des Hauts-de-France précédemment cité avec 4 sorties pour les hivernants, 4 sorties pour la migration prénuptiale, 9 sorties pour le période de reproduction dont 2 sorties spécifiques aux oiseaux nocturnes ainsi que 8 sorties en période de migration postnuptiale. Pour ce qui est des impacts bruts, la méthodologie pour l’évaluation des impacts est rappelée à la page 147 des annexes. L’ensemble des données d’observations y compris la reproduction des rapaces ainsi que les couloirs de migrations identifiés ont été pris en compte dans l’élaboration du projet, le choix de la variante et la mise en place de mesures d’évitement et de réduction adaptées permettant d’avoir un projet n’entrainant aucun effet résiduel sur l’ensemble des espèces d’oiseaux fréquentant la zone du projet (page 162 et 163 des annexes).
Concernant plus précisément les mesures environnementales mises place et notamment la protection des nichées de busards, l’étude évoque un déplacement des nids mais précise bien que c’est une solution de « dernier recours ». Ce cas de figure ne s’est jamais produit, nous agissons pour protéger les nids tout en essayant de déranger les oiseaux. Nous privilégions ainsi si possible un décalage des travaux agricoles jusqu’à l’envol des jeunes ou a minima un contournement du nid avec l’ajout de la protection contre les prédateurs comme les renards.
Pour conclure, l’étude d’impact a été réalisée de manière rigoureuse et conforme aux recommandations du guide régional, avec une pression d’inventaires adaptée à l’ensemble des taxons. Les dispositifs de suivi et les données recueillies ont permis de prendre en compte l’ensemble des enjeux écologiques, y compris pour les espèces sensibles. Les mesures d’évitement et de réduction ont été dimensionnées en conséquence. Ainsi, le projet intègre pleinement les enjeux biodiversité, sans impact résiduel significatif.
Relativement à l’acoustique, nous avons proposé en 2022 l’installation d’un sonomètre à la propriétaire de l’habitation la plus proche qui ne l’a pas souhaité. Un sonomètre a néanmoins été installé dans l’une des premières habitations du village de Ménévillers.
A noter que le village se situe dans le sens opposé au vent dominant, le vent provenant majoritairement du Sud-Ouest, le son devrait être majoritairement dirigé en direction du village de Méry-la-Bataille.
Par ailleurs, si l’étude conclut effectivement à un dépassement des seuils acoustiques nocturnes, le bridage mis en place répond à cette exigence et Enertrag a décidé de sa propre volonté d’aller au-delà avec un bridage dit « de confort », alors même que la réglementation acoustique française est une des plus exigeante qui soit.
Conformément à la réglementation, des mesures acoustiques seront prévues après la mise en service du parc éolien. Elles permettront de vérifier les niveaux sonores avec et sans éoliennes et d’adapter le bridage des éoliennes si nécessaire. Des habitations plus proches, sous réserve d’acceptation des riverains, pourront être prises en compte.
Contribution anonyme
Non aux éoliennes dans ma commune, de plus il y un monument classé
Contribution anonyme
M. Le Pétitionnaire,
Dans une de vos réponses, vous indiquez que la société Enertrag est très vigilante au sujet du délit de prise illégale d’intérêt.
Vous indiquez d'ailleurs ceci : "A titre d’information, la maire de Méry-la-Bataille, ainsi que la totalité de ses adjoints, ne sont pas agriculteurs, ni concernés par le foncier du projet".
Je vous informe que l'un des conseillers municipaux de Méry-la-Bataille est agriculteur et j'ai même eu vent que c'était précisément sur son terrain qu'il était prévu d'installer les éoliennes ! Il était déjà conseiller municipal au cours des précédents mandats. Je n'indiquerai pas son nom ici mais vous n'aurez aucun mal à l'identifier en contactant directement la mairie.
Cdt.
Lore Baticle
Totalement contre ce projet éolien, projet faussement écologique, purement économique
Véronique POIX
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Je souhaite exprimer mon opposition au projet éolien porté par la société Enertrag sur la commune de Méry-la-Bataille.
Tout d'abord, il me paraît important de rappeler que la région Hauts-de-France accueille déjà un nombre particulièrement important d'éoliennes. Ce territoire a largement contribué au développement des énergies renouvelables au niveau national.
Une simple consultation du Géoportail permet de constater la densité des parcs éoliens existants autour de Méry-la-Bataille et des communes voisines. Cette accumulation conduit progressivement à un véritable encerclement visuel des villages par les éoliennes.
Pris isolément, l'ajout de quatre éoliennes pourrait paraître limité. Cependant, l'analyse ne peut pas se réduire au seul projet présenté. L'accumulation des parcs éoliens existants, autorisés ou en projet engendre des effets cumulés qui contribuent à une saturation visuelle du territoire et à une transformation profonde des paysages ruraux.
Enertrag met en avant le respect des exigences réglementaires, notamment la distance minimale de 500 mètres des habitations. Or, cette distance constitue un seuil réglementaire minimal ; elle ne garantit pas à elle seule l'absence de nuisances ou d'impacts sur le cadre de vie des riverains.
Par ailleurs, la Mission Régionale d'Autorité Environnementale (MRAe) relève plusieurs insuffisances ou manques de clarté dans le dossier, notamment concernant les distances aux habitations et la présentation de certains impacts. Ces observations méritent une attention particulière.
Les éoliennes envisagées atteignent une hauteur particulièrement importante, de l'ordre de 200 mètres en bout de pale selon certains documents du dossier. D'autres documents mentionnent des hauteurs différentes, ce qui ne facilite pas la bonne compréhension du projet. Quoi qu'il en soit, ces dimensions sont très supérieures à celles des parcs autorisés il y a une quinzaine d'années. Il paraît donc nécessaire de s'interroger sur l'adéquation entre la taille des machines projetées et leur proximité avec les zones habitées.
Enertrag souligne avoir étudié plusieurs variantes avant de retenir un projet de quatre éoliennes. Toutefois, la réduction du nombre de machines ne signifie pas forcément une réduction proportionnelle de l'impact paysager. Quatre éoliennes de grande hauteur demeurent particulièrement visibles dans un paysage ouvert tel que celui du Plateau Picard.
La MRAe estime d'ailleurs que la comparaison entre les différentes variantes gagnerait à être davantage illustrée par des cartographies et des photomontages permettant au public d'apprécier plus précisément les différences d'impact. Cette remarque montre que la démonstration de la compatibilité paysagère du projet n'apparaît pas pleinement convaincante.
Enertrag met également en avant une démarche de concertation engagée depuis plusieurs années. Toutefois, la concertation ne signifie pas automatiquement l'adhésion de la population locale. Il serait intéressant de savoir dans quelle mesure les observations et préoccupations exprimées par les habitants ont réellement été prises en compte dans l'élaboration du projet.
Enfin, il est légitime de s'interroger sur le choix de ce site au regard des objectifs énergétiques poursuivis. Le dossier devrait démontrer plus clairement l'intérêt de cette implantation ainsi que les raisons qui conduisent à privilégier ce secteur déjà fortement concerné par le développement éolien.
Au regard de ces éléments, il apparaît que le dossier ne démontre pas suffisamment l'absence d'effets cumulés sur le paysage et le cadre de vie à l'échelle du territoire. La comparaison des variantes ainsi que la justification du choix final demeurent insuffisamment documentées, comme l'a relevé l'autorité environnementale.
Pour l'ensemble de ces raisons, je m'oppose à ce projet.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Commissaire enquêteur, l'expression de mes salutations distinguées.
Vous citez l’accumulation des parcs éoliens, et comment « l'analyse ne peut pas se réduire au seul projet présenté. L'accumulation des parcs éoliens existants, autorisés ou en projet engendre des effets cumulés qui contribuent à une saturation visuelle du territoire »
Vous avez tout à fait raison sur ce point, c’est pourquoi « l’effet cumulé » de l’ensemble des parcs éoliens a été étudié (pour le paysage, cf. Partie 5 du Volet Paysager de l’Etude d’Impact à partir de la page 529 de l’étude d’impact).
Vous mettez en avant le respect d’Enertrag de la distance réglementaire de 500 mètres aux habitations. Cette distance constitue un seuil réglementaire minimal et ne garantit pas à elle seule l'absence de nuisances ou d'impacts sur le cadre de vie des riverains. C’est d’ailleurs pourquoi Enertrag a décidé de ne pas installer d’éoliennes à moins de 1 200 mètres des habitations de Méry-la-Bataille.
Nous travaillons actuellement à répondre à l’avis de l’Autorité Environnementale.
Je vous confirme que les éoliennes mesurent toutes 200 m de hauteur en bout de pale. Les documents précisent également les hauteurs par rapport au niveau de la mer, ainsi que le diamètre du rotor (163m max).
Relativement à la concertation, les observations et préoccupations exprimées par les habitants tout au long de la vie du projet, y compris en amont du lancement des études, ont effectivement été prises en compte dans son élaboration. Dès les premières réflexions engagées sur le territoire, ENERTRAG a souhaité mettre en place une démarche volontaire de concertation afin de construire, avec les habitants, les élus et l'ensemble des acteurs locaux souhaitant y participer, un projet éolien s'intégrant au mieux dans son environnement et apportant des bénéfices au territoire.
Engagée dès 2022, en complément des dispositifs réglementaires d'information et de participation du public, cette démarche avait pour objectifs d'informer, d'échanger, de recueillir les attentes du territoire et de permettre à chacun de contribuer aux réflexions relatives à l'insertion locale du projet.
Les contributions recueillies n'avaient pas vocation à être intégrées automatiquement au projet. Elles ont en revanche toutes été analysées au regard des contraintes techniques, environnementales, réglementaires, paysagères et de sécurité applicables au projet. Lorsqu'elles étaient compatibles avec ces contraintes, elles ont contribué à faire évoluer le projet.
Les exemples présentés ci-dessous, tous retracés dans le bilan de concertation et les comptes rendus des événements organisés entre 2022 et 2025, illustrent concrètement la manière dont les contributions recueillies ont nourri les réflexions et influencé plusieurs choix structurants du projet.
Ainsi, lors de la randonnée pédagogique du 15 juin 2022, plusieurs habitants ont exprimé une préférence claire pour la zone Sud : « La partie Sud est plus adaptée au projet éolien pour limiter les impacts visuels. Au Nord, beaucoup plus de riverains verraient les éoliennes. Il faudrait privilégier la zone Sud pour l’implantation des éoliennes. » Cette orientation a ensuite été reprise dans les échanges avec les élus et a conduit à retenir une implantation exclusivement située au sud de la commune.
La concertation a également permis de travailler directement avec les élus sur l’implantation du parc. Lors de l’atelier du 19 février 2024, plusieurs variantes ont été étudiées sur cartes avec les élus et les habitants avant d’être analysées au regard des contraintes techniques, environnementales et paysagères. L’implantation finale résulte ainsi d’un travail associant contributions locales et résultats des études.
Les préoccupations relatives au nombre d’éoliennes ont également été prises en considération. Alors que le potentiel des 2 zones d’étude était bien plus important, plusieurs habitants ont indiqué dès 2022 que « 5 éoliennes c’est déjà amplement suffisant pour une commune comme la nôtre, nous n’en voulons pas plus ! ». Le projet présenté à l’enquête publique comprend finalement quatre éoliennes.
La concertation a également contribué à l’intégration paysagère du projet. Lors de la randonnée pédagogique du 15 juin 2022, un participant indiquait : « Il faudra faire attention au lotissement situé au Sud de la commune (...) Un masque végétal aiderait. » ENERTRAG s’était alors engagé à étudier cette proposition. Lors du forum du 6 février 2025, il a été confirmé que le bureau d’étude paysager avait repris cette recommandation avec un linéaire de haies allant au-delà de la proposition initiale.
Les échanges ont aussi régulièrement fait apparaître une attente forte concernant l’éloignement des éoliennes vis-à-vis des habitations. Dès le forum de mai 2022, les habitants ont demandé à travailler sur « la distance des éoliennes au village », préoccupation réaffirmée lors des ateliers de 2024 et intégrée à l’analyse des variantes étudiées.
La concertation a également permis aux habitants de contribuer à l’identité même du projet. Lors de l’atelier de co-construction du 28 février 2023, plusieurs propositions de noms ont été débattues et le nom « Les Moulins de Méry » a été retenu par les participants.
Enfin, la concertation ne s’est pas limitée aux caractéristiques techniques du projet. Lors du même atelier de 2023, un temps de travail spécifique a été consacré aux projets locaux et aux retombées territoriales susceptibles d’accompagner le projet. Plus d’une vingtaine d’idées ont été proposées et discutées collectivement : maintien de l’école, espaces de convivialité, jeux pour enfants, bibliobus, amélioration de l’éclairage public, bornes de recharge électrique, rénovation énergétique de bâtiments communaux ou encore soutien à certains équipements publics. Cette démarche a permis d’engager une réflexion collective sur les bénéfices territoriaux et le partage de la valeur créée par le projet.
Contribution anonyme
Bonjour,
Je ne suis pas favorable du tout à ce projet d'éoliennes dont l'implantation est trop proche de l'abbaye de Saint Martin aux Bois.
Mathieu GEAGEA
Monsieur le commissaire-enquêteur,
Dans le cadre de l’enquête publique que vous menez actuellement relative à la réalisation d’un parc éolien sur le territoire de la commune de Méry-la-Bataille, je me permets, par la présente, de vous exprimer notre opposition à la construction et à l’exploitation de ce parc éolien comprenant quatre éoliennes.
Domicilié dans la commune de Saint-Aubin-sous-Erquery depuis près de vingt ans, je suis profondément attaché à mon environnement rural que je ne souhaite à aucun prix voir dégradé par l’apparition de ces éoliennes de 200 mètres de haut.
Notre beau département de l’Oise compte déjà près de 300 éoliennes sur son territoire, tandis que notre région des Hauts-de-France est celle qui en dénombre le plus de tout le pays avec près de 2 000 mâts. Outre la pollution visuelle qu’ils véhiculent et les nuisances sonores qu’auront à subir les riverains, les aérogénérateurs ne m'apparaissent pas comme exemplaires sur le plan écologique. Les pales ne sont pas recyclables au moment où l’éolienne arrivera en fin de vie et que dire du bilan carbone de ces convois routiers exceptionnels transportant les mâts des futures éoliennes que nous croisons ré-gulièrement ? Enfin, il convient de rappeler qu’une éolienne de 200 mètres de hauteur nécessitera, à elle seule, plus de 1 000 tonnes de béton et de ferraille pour concevoir ses fondations. Le développement de l’éolien contribue ainsi à environ 1,5 % de « l’artificialisation » des terres en France. Chaque année, ce sont approximativement 310 hectares de terres agricoles rendus stériles en raison de l’implantation d’éoliennes.
L’ensemble de ces arguments me conduit donc, pour l’enquête publique dont vous êtes chargé, à désapprouver ce projet de réalisation d’un parc éolien.
Veuillez agréer, Monsieur le commissaire-enquêteur, l’expression de notre considération très distinguée.
Laetitia ROYER
Je suis contre cette nouvelle implantation.
Il y a déjà beaucoup d'éoliennes sur notre territoire , jusqu'où va t'on aller ? Je ne veux pas que mon département ressemble à la Somme. Lorsque l'on prends les routes on a l'impression de visiter un cimetière. Les paysages sont affreux. On est entrain de vendre notre patrimoine, nos vies à des usines à fric.
Que dire des ces agriculteurs qui profitent de leurs mandats de maire pour nous imposer ces machines pour pouvoir encaisser à la fin du mois . Aucune concertation avec les habitants, ils se retrouvent devant le fait accomplis. Les "petits cadeaux" fait aux communes... légal mais franchement IMMORAL!
L'impact sur la faune.. une catastrophe. Beaucoup d'espèce sont en voix de disparition voir d'extinction. Les chauves-souris, les oiseaux déchiquetés et ramasser toutes les semaines pour qu'on ne les vois pas. Les cheptels agricoles perturbés, les terres agricoles perdues, polluées pour des générations .
La pollution des machines, les huiles, les pâles (OUI M le pétitionnaire j'ai lu votre réponse mais les anciennes, on en fait quoi ?????)
Pour les habitants, la perte de valeur des maisons. Là encore M le pétitionnaire, vous me direz qui va accepter d'acheter une maison avec vu sur éolienne??? va accepter les infrasons ??? les effets stroboscopiques ??? Les bruits entêtants ??? les acouphènes ??? Tous ça pour 20 ans et même plus....
Je le redis, je suis CONTRE ce projet.
Vous mentionnez des agriculteurs qui profitent de leur mandat de maire pour imposer des éoliennes pour « pouvoir encaisser à la fin du mois ». Il s’agit là d’une prise illégale d’intérêt, délit sur lequel est très vigilante la société Enertrag. A titre d’information, la maire de Méry-la-Bataille, ainsi que la totalité de ses adjoints, ne sont pas agriculteurs, ni concernés par le foncier du projet.
Vous dites qu’aucune concertation avec les habitants ne s’est tenue, alors qu’une démarche de concertation particulièrement importante a eu lieu pendant plusieurs années, incluant des forums d’informations, des comités élus et projet, des ateliers de co-construction, une randonnée sur le site, une visite de parc éolien, de nombreuses lettres d’information et porte-à-porte etc.
Cette démarche a d’ailleurs reçu un prix de la Participation reconnu à l’échelle nationale en 2024.
KATIA FRITSCH
CONTRE LES EPOUVANTAILS INDUSTRIELS !!
STOP AU MASSACRE DE LA France !
Je me déclare contre le projet d’un parc éolien pour les raisons suivantes :
Nuisances visuelles et sonores (ombre portée sur les lieux d’habitation)
Risques pour la santé : syndrome éolien (insomnies, migraines, acouphènes, tachycardie, fatigue). Symptômes reconnus dans d’autres régions ayant subi les nuisances des éoliennes.
Impact sur la faune et la flore :
* passage d’oiseaux migrateurs et chiroptères perturbé voire mortel
* Dérèglement de la présence du gibier
* Fuite de la faune locale
* Impact sur l’élevage avec comportements anormaux du bétail
Dépréciation immobilière d’au moins 20% et fuite des habitants. Qui aura envie de venir s’installer près des éoliennes ?!
Perturbations sur la réception de la télévision, radio, téléphones portables.
Pollution lumineuse en raison d’un balisage lumineux puissant (blanc le jour et rouge la nuit)
Baisse de la qualité de vie et zizanie dans les villages
Appauvrissement de la population par la hausse du prix de l’électricité et augmentation des taxes
Pollution du sol par les tonnes de béton de manière irréversible, matières non recyclables : chaque pale contient 15 tonnes de composites non recyclables qu’on doit enterrer, le générateur contient 3 tonnes de terres rares en provenance de Chine et 400 litres d’huile avec des risques de fuite et de pollution, l’ensemble contient 1500 tonnes d’acier, le socle contient 60 tonnes de ferraille et nécessite 60 camions de 25 tonnes de béton enfouis pour toujours dans le sol (terres ne sont plus cultivables)
Bilan carbone de la construction au démantèlement : production des matériaux est énergivore, le transport et les installations de par leur grande taille
Gaspillage de l’argent public au profit des promoteurs privés et étrangers et mépris de la ruralité française
Rendement insuffisant des éoliennes 24%
Gestion de l’intermittence qui dépend des conditions de vent de manière imprévisible et pénalité financière à la charge du contribuable, à cela s’ajoute les problèmes techniques mettant les éoliennes à l’arrêt lors des conditions météo extrêmes. En effet, en cas de déséquilibre entre l’offre et la demande, les centrales nucléaires doivent diminuer leur production pour passer le relais aux éoliennes (nous ne pouvons pas arrêter brutalement une centrale nucléaire), de plus nous payons pour exporter notre surplus d’électricité que nous rachetons 3 fois le prix à l’Allemagne. Ceci endommage nos centrales qui sont décarbonées et ne devrions pas payer autant notre électricité de par notre autonomie.
Celles de Bailleul Le Soc sont très souvent à l’arrêt, lors d’une sortie vélo, nous avons compté une centaine d’éoliennes à l’arrêt alors qu’il y avait du vent. A quoi cela sert d’en rajouter si ce n’est dans un but lucratif et aux frais des contribuables?
Arrêtez de faire croire à la population que les éoliennes sont une énergie verte et rentable !
- Dérèglement de la présence du gibier / fuite de la faune locale : c’est en effet le cas, mais uniquement en phase construction (comme pour n’importe quel chantier). Notre étude environnementale a néanmoins démontré un enjeu très faible sur la zone d’implantation. En phase exploitation, les animaux peuvent venir paître au pied de l’éolienne sans souci.
- Perturbations sur la réception de la télévision, radio, téléphones portables : vous avez raison, cela peut arriver. Le propriétaire du parc éolien doit alors recenser l’ensemble des perturbations et faire intervenir un prestataire à sa charge pour y remédier.
- Pollution lumineuse en raison d’un balisage lumineux puissant (blanc le jour et rouge la nuit) : l’Armée et l’aviation civile imposent ce balisage pour la sécurité des aéronefs. Néanmoins Enertrag a mis au point un système - Dark Sky - permettant d’allumer ce balisage qu’à l’approche d’un aéronef, garantissant au moins 95% d’extinction. Ce système est déjà opérationnel à l’étranger, et nous sommes depuis plusieurs années en attente d’une approbation de l’Armée pour l’activer en France.
KATIA FRITSCH
Je suis contre le projet éolien sur la commune de Mery.
- nuisances sonores et visuelles (trop c'est trop)
- perte de valeur immobilière (qui va endommager la perte des 30% aux vendeurs)
- atteinte à la biodiversité (destruction d'oiseaux et de chauve-souris, effets indésirables sur la santé animale dans les fermes avoisinantes)
- hausse des factures d'électricité par la taxe TICFE qui sert à les financer + les pénalités financières
- pas de rentabilité (rendement d'environ 24%)
- celles de BAILLEUL LE SOC sont régulièrement à l'arrêt : pénalité financière lors des arrêts forcés et pour insuffisance de vent, endommagent les centrales nucléaires qui doivent être mises à l'arrêt pour passer le relai aux éoliennes, exportation de notre électricité à perte puis rachat à un prix triplé alors que c'est notre électricité
- pollution des matériaux : composite des pales non recyclables qui sont enterrées en fin de vie, 3 tonnes de terres rares en provenance de CHINE pour le générateur, 400 litres d'huile et risque de fuite pour le générateur, 1500 tonnes d'acier pour l'ensemble, 60 camions de 25 tonnes de béton pour le socle et 60 tonnes de ferraille enfouis pour toujours dans le sol
- effets indésirables sur la santé (acouphènes, dépression, palpitations cardiaques, insomnies...
Sur le volet acoustique, un plan de bridage pour respecter la réglementation française, très stricte sur l’éolien, a été mis en place. Mais Enertrag a souhaité aller plus loin et a proposé un plan de bridage dit « de confort » pour aller au-delà des exigences réglementaires et respecter le cadre de vie paisible des riverains.
Sur le volet paysager, une étude très complète a été réalisée – je vous invite à en prendre connaissance – incluant notamment des photomontages. L’emplacement des éoliennes a été co-construit avec les habitants et élus de Méry-la-Bataille.
Relativement à la perte de valeur immobilière, je vous invite à prendre connaissance du rapport de l’Ademe https://librairie.ademe.fr/societe-et-politiques-publiques/5610-eoliennes-et-immobilier.html
L’agence conclut après plusieurs années d’études à un impact quasi-nul de l’éolien sur l’immobilier, avec un impact équivalent à une ligne électrique uniquement pour les habitations les plus proches, ou sur les biens d’exceptions de plusieurs millions d’euros.
Sur le volet de la biodiversité, des écologues indépendants ont étudié pendant 2 ans la biodiversité locale. Des enjeux – parfois forts – ont été identifiés (notamment pour les oiseaux et chauve-souris effectivement). C’est pourquoi dans le cadre de l’implantation qui a été décidée ces zones ont été évitées.
Certains parcs éoliens, généralement les plus anciens, peuvent en effet avoir une influence sur la biodiversité. Cependant, une étude sur l’impact de l’éolien publiée par la Ligue de protection des oiseaux (LPO) en 2017 montre que la mortalité des oiseaux due aux éoliennes est relativement faible lorsque les projets évitent les secteurs présentant de forts « enjeux avifaunes ». De plus, la réglementation actuelle est stricte sur ce sujet : avant toute implantation d’éolienne, il est obligatoire de réaliser une étude d’impact puis de mettre en œuvre des mesures afin d’éviter, de réduire et de compenser les éventuels impacts résiduels. L’objectif est précis : zéro perte nette de biodiversité, voire un gain. Une fois le parc éolien mis en service, un suivi environnemental est obligatoire afin de s’assurer de l’efficacité des mesures proposées.
Sur la santé animale dans les fermes voisines, la Haute Autorité de Santé en France a établi qu’un impact de l’éolien sur la santé était « hautement improbable » (plus haut degré possible sans engager la responsabilité de l’Etat). La même conclusion s’applique aussi à votre dernière remarque sur la santé humaine. Ci-après l’article de l’ANSES : https://www.anses.fr/fr/content/troubles-dans-deux-elevages-bovins-le-lien-avec-les-eoliennes-est-hautement-improbable
Vous mentionnez le coût du développement pour le contribuable. L’éolien bénéficie d’un tarif garantit pendant 20 ans par l’Etat. Si le prix de vente de l’électricité est inférieur au tarif, l’Etat nous verse la différence. Sinon la différence est perçue par l’Etat.
C’est ainsi que, lors de la crise de l’électricité suivant le début de la guerre en Ukraine, la filière éolienne a entièrement remboursé les sommes perçues, et a financé la moitié du bouclier tarifaire. A cela s’ajoutent les emplois créés et la fiscalité versée aux collectivités locales. L’éolien contribue donc positivement aux finances des contribuables.
Enertrag est une société privée. En l’absence de rentabilité il n’y aurait pas de projet.
Nous ne sommes pas exploitants du parc éolien de Bailleul-le-Soc. Un parc éolien peut être à l’arrêt pour cause d’absence de vent, trop de vent (tempête), de maintenance, de visite ou d’évènement local, ou à la demande du gestionnaire de réseau pour réguler la production d’électricité nationale.
La réglementation française impose le démantèlement intégral du parc éolien, y compris les fondations jusqu’à la dernière goutte de béton. Les pales n’ont jamais été enterrées en France (comme mentionné par M. GOEZINNE il s’agit des Etats-Unis). Les pales étaient revalorisables (par exemple transformées en mobilier urbain). Mais de nouvelles solutions ont été trouvées pour recycler ces pales, et d’ici le démantèlement du parc éolien dans au moins 20 ans, la filière aura amplement mis en place le recyclage complet des pales. Le projet ZEBRA, lancé en 2020, a abouti à la la fabrication d’une pale prototype entièrement recyclable, et la RecyclableBlade de Siemens est entièrement recyclable. Le projet CETEC de Vestas permet de développer une technologie de recyclage de pales.
Robert Goezinne
Voir document joint
Relativement à la concertation mentionnée dans votre 1er paragraphe, je vous invite à prendre connaissance de notre dossier ou du site Internet de la concertation que nous avons mis en place https://www.enertrag.fr/mery-la-bataille/. Vous y constaterez l’importance de la concertation pendant plusieurs années avec les élus et l’ensemble de la population. Cette démarche a d’ailleurs reçu un Prix de la Participation au Sénat en novembre 2024.
De façon générale, je remarque qu’à aucun moment vous ne faites allusion au parc éolien des Moulins de Méry ou aux enjeux propres à Méry-la-Bataille. Je note en revanche votre opposition à l’éolien dans son ensemble.
Le développement de l’éolien en France est déterminé par la stratégie du gouvernement, notamment fixée par les lois de Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE).
Concernant la dévalorisation de l’immobilier, je vous invite à prendre connaissance du rapport de l’Ademe https://librairie.ademe.fr/societe-et-politiques-publiques/5610-eoliennes-et-immobilier.html
L’agence conclut après plusieurs années d’études à un impact quasi-nul de l’éolien sur l’immobilier, avec un impact équivalent à une ligne électrique uniquement pour les habitations les plus proches, ou sur les biens d’exceptions de plusieurs millions d’euros.
Concernant les subventions que vous mentionnez, j’attire à votre attention que l’éolien bénéficie en réalité d’un tarif d’achat d’électricité garanti pendant 20 ans. Ainsi, si le prix de vente de l’électricité du marché est inférieur au tarif garanti, l’Etat nous verse effectivement la différence. En revanche, si le prix de marché est supérieur au tarif garanti, la différence est perçue par l’Etat. Cela permet de donner de la visibilité à la filière, tout en faisant office « d’assurance » pour l’Etat. C’est ainsi qu’avec la crise de l’électricité suivant le début de la guerre en Ukraine, la filière éolienne a entièrement remboursée l’ensemble des « subventions perçues » et financé la moitié du bouclier tarifaire français.
Vous sous-entendez que les emplois associés à l’éolien sont étrangers à l’opposé des emplois des filières nucléaires ou hydroélectriques. Je vous concède qu’Enertrag est une société d’origine allemande, mais nous employons 130 salariés en France, et que la filière éolienne représente environ 31 500 salariés en France.
L’arrêt que vous préconisez de l’éolien en France serait donc le plus grand plan de licenciement de l’histoire.
Concernant le démantèlement, le béton armé constituant la fondation de l’éolienne est effectivement très résistant pour des questions de sécurité, mais en aucun cas « indestructible ». La réglementation française prévoit d’ailleurs le démantèlement intégral des fondations jusqu’à la dernière goutte de béton (et je précise à la charge de la société exploitant de le parc, avec une garantie financière provisionnée).
Pour les pales, ce fut longtemps un problème pour la filière car les pales n’étaient pas recyclables, mais uniquement revalorisables (par exemple transformées en mobilier urbain). Je précise que, la réglementation américaine n’étant pas la réglementation française, jamais des pales ne furent enfouies en France, d’où la nécessité d’aller chercher des exemples de l’autre côté de l’Atlantique. Mais de nouvelles solutions ont été trouvées pour recycler ces pales, et d’ici le démantèlement du parc éolien dans au moins 20 ans, la filière aura amplement mis en place le recyclage complet des pales. Le projet ZEBRA, lancé en 2020, a abouti à la la fabrication d’une pale prototype entièrement recyclable, et la RecyclableBlade de Siemens est entièrement recyclable. Le projet CETEC de Vestas permet de développer une technologie de recyclage de pales.
Pour la décarbonation de la production d’électricité, le bilan carbone de l’électricité éolienne est de 12 geqCO2/kWh, à comparer aux 400 geqCO2/kWh pour le gaz et aux 1 000 geqCO2/kWh pour le charbon.
Concernant le démarchage, je suis désolé que vous ayez été victime d’un démarchage abusif. Comme dans tous les métiers, les personnes travaillant dans l’éolien sont avant tout des humains, et tous ne sont pas parfaits.
Concernant le lien que vous indiquez, il s’agit d’une lettre ouverte à l’ensemble des députés afin de défendre la filière : il y a là une volonté de transparence de la filière éolienne.
De plus les 2 autres articles montrent des cas concrets d’engagement d’élus locaux dans des projets éoliens d’un côté, et la signature d’une charte éthique de développement de l’éolien avec l’Amorce (association de collectivités).
Vous mentionnez la sécurité nationale comme dernier argument. Estimez-vous préférable de dépendre de ressources épuisables et importées comme le pétrole, gaz, charbon ou uranium et qui font régulièrement l’objet de conflits à travers le monde, ou bien de ressources illimitées et locales comme l’eau, le vent et le soleil, afin de garantir la souveraineté de la France ?
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